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Soumia B.

Chemin faisant

Paris · Résidence Kamino André-Grosselet

Portrait de Soumia, photographiée à l’extérieur.
Soumia, photographiée à l’extérieur.
Nous nous sommes tout de suite sentis chez nous.

Soumia B.

En novembre 2023, Adoma lançait Kamino, sa solution de logement pour les jeunes actifs. André-Grosselet à Paris est l’une des premières des 34 résidences Kamino qui permettent de loger aujourd’hui plus de 3 300 jeunes de moins de 35 ans partout en France. Parmi eux, Soumia B., une maman solo qui poursuit sa quête.

Depuis toujours les salons de coiffure ou d’esthétique sont des lieux propices au dialogue et à l’échange d’information. Et l’on a beau être une jeune femme très connectée, un bon tuyau partagé entre deux bandelettes de cire, s’avère parfois bien plus efficace que des heures passées à scroller sur Insta ou TikTok. « Je travaillais dans un salon d’esthétique du XIe arrondissement de Paris, rembobine Soumia B., et un jour une cliente qui savait que j’étais en recherche active d’un appartement après ma séparation me parle d’Adoma. Je ne connaissais pas. J’ai de suite commencé à chercher sur Internet. J’ai créé un compte et déposé une demande de logement sur le site d’Adoma. »

Un logement pour un nouveau départ

La suite, à deux ans de distance, Soumia B. n’en revient toujours pas, après tant de galères et de désillusions dans ses recherches de logement. « Dans le parc privé on me demandait des garants, ou d’avancer deux mois de loyer. C’était trop compliqué pour une personne précaire comme moi, sans famille en France. Une fois inscrite chez Adoma, j’ai postulé sur des logements disponibles. Je me souviens en juin 2024 j’ai déposé ma candidature en pleine nuit pour un logement. Le lendemain j’ai reçu un mail « URGENT » d’Adoma. J’ai complété mon dossier et je n’ai même pas voulu visiter l’appartement. Je l’ai pris. J’étais trop contente. En dépit de ma condition de demandeuse d’emploi, on nous permettait d’accéder à un logement à Paris à mon fils et moi pour 717 € tout compris. Nous nous sommes tout de suite sentis chez nous. »

Après des années compliquées, emménager dans son 30 m² de la résidence Kamino André-Grosselet sonne comme un nouveau départ pour Soumia. « C’est peut-être bête, mais j’avais enfin un placard. Je pouvais me changer tous les jours. J’avais une cuisine pour me faire à manger. Yassine a pu être scolarisé à côté, Porte d’Ivry. »

« Le meilleur quartier que j’ai connu en région parisienne »

Dans sa résidence pour jeunes actifs Soumia bénéficie également d’un accompagnement. Le conseiller en insertion professionnelle qui assure une permanence hebdomadaire l’aide pour mettre à jour son CV et Rachida la responsable de résidence est très présente si besoin.

« Franchement la résidence est très calme, se félicite Soumia. La maintenance règle les problèmes en 24 h si on rencontre un problème. Et moi qui suis plutôt du genre maniaque, je trouve que c’est très propre. En plus c’est le meilleur quartier que j’ai connu depuis que je vis en région parisienne. J’ai accès partout, c’est pratique pour trouver du travail. »

« Ouvrir mon salon »

De quoi reprendre le fil de son parcours pour la jeune Oranaise de 33 ans. « Ces dernières années j’ai essayé de trouver un métier compatible avec ma situation de mère célibataire. J’ai passé mon BAFA. J’ai travaillé en tant qu’animatrice pour la Mairie du XVe arrondissement et celle du VIIe arrondissement jusqu’en avril. » Mais au fond d’elle Soumia poursuit toujours le même rêve qui l’a poussée à quitter l’Algérie il y a 10 ans : « ouvrir mon salon. La coiffure et l’esthétique ce sont mes passions de jeunesse. J’adore les changements de look et être bien apprêtée. »

Le studio du boulevard Masséna - où s’accumulent dans un coin des objets collectés pour une campagne de dons pour l’Algérie - est à l’image de Soumia, coquet et impeccable. Mais il sera bientôt un peu petit pour elle et Yassine et la résidence pour jeunes actifs se veut une solution de logement temporaire.

S’inscrire dans un parcours résidentiel

« Ça fait déjà deux ans que nous sommes là, ça passe vite, soupire Soumia. Normalement le contrat est de 3 ans. J’essaie de me préparer à la suite. Avec l’aide de Rachida, la responsable de résidence, j’ai déposé une demande de logement social. Mais mon actuel statut de vacataire n’aide pas. Être maman solo c’est compliqué. J’ai raté des CDI à cause de ça. »

Si Camino signifie le chemin en espagnol, en italien Camino signifie cheminée. Et au pied des cheminées sont parfois déposées de jolies surprises en fin d’année…

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